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14/07/2025

Jurassic World: Renaissance réalisé par / Jurassic World: Rebirth directed by Gareth Edwards


SYNOPSIS

Cinq ans après JURASSIC WORLD : LE MONDE D’APRÈS, l’environnement de la planète s’est révélé hostile pour la plupart des dinosaures. Ceux qui subsistent vivent dans des zones équatoriales isolées, aux conditions proches de celles de leur ère d’origine. Parmi ces créatures terrifiantes, trois spécimens renferment peut-être la clé d’un remède capable de changer le destin de l’humanité.


CE QUE J'EN AI PENSE

Vous ne le savez peut-être pas mais je suis une fan de dinos. J'ai adoré les Jurassic Park ainsi que le premier opus de Jurassic World et je ne pense pas que je me lasserai un jour de les revoir. J'ai cependant moins aimé les suivants car bien que l'idée de ramener les dinosaures sur le continent soit intéressante, je préférais les voir évoluer dans un environnement sauvage qui me donnait l'impression d'ouvrir une fenêtre sur le passé. Je sais évidemment que l'univers de Jurassic Park est loin d'être parfaitement fidèle à la réalité mais les créateurs essayaient tout de même d'intégrer des éléments réalistes. Au fil des films Jurassic World cependant, je trouvais qu'on perdait cet esprit des Jurassic Park originels. Avec ce nouveau volet de cette saga, j'espérais un retour aux sources amélioré. Jurassic World Renaissance était prometteur. D'une part, on revenait à l'esprit expédition sur une île. D'autre part, ce film est doté d'un casting fantastique : Scarlett Johansson, Mahershala Ali et Jonathan Bailey. Enfin, plus on avance dans le temps, plus les techniques d'effets spéciaux s'améliorent et offrent des possibilités incroyables. J'avais donc foi en ce nouvel opus. Mais j'ai été très déçue. Les dialogues sonnent faux. Les personnages manquent cruellement de finesse et les relations entre eux sont peu développées. Malheureusement, le fait que Jonathan Bailey soit absolument canon dans ce film ne suffit pas. Les images ont beau être spectaculaires, le film semble faire du spectacle pour faire du spectacle. Les morts s'enchaînent. Les dinosaures ressemblent de moins en moins à des dinosaures. Le plus décevant est que Jurassic World introduit plusieurs éléments qui auraient pu être intéressants s'ils avaient été développés. Principalement, le fait que l'histoire se déroule sur une île sur laquelle étaient réalisées des expérimentations d'hybridations aurait pu mener à ce que le Dr Loomis identifie lors de leur expédition les métissages des dinosaures. Mais non, cela n'est qu'un prétexte pour nous servir un monstre qui semble tout droit issu de Aliens. Jurassic Park était un film qui éveillait la curiosité sur les dinosaures, qui donnait envie d'en apprendre plus sur ces animaux prodigieux. Jurassic World : Renaissance les a complètement dénaturés. C'est dommage, vraiment dommage. Oh et on a perdu les Raptors. 



SYNOPSIS

Five years post-Jurassic World: Dominion (2022), an expedition braves isolated equatorial regions to extract DNA from three massive prehistoric creatures for a groundbreaking medical breakthrough.


MY THOUGHTS

You may not know it, but I'm a dino fan. I loved Jurassic Park and the first Jurassic World and I don't think I'll ever get bored of seeing them again. However, I didn't like the next ones as much because, although the idea of bringing the dinosaurs back to the continent was interesting, I preferred to see them evolve in a wild environment that gave me the impression of opening a window on the past. Of course, I know that the Jurassic Park universe is far from perfectly faithful to reality, but the creators did try to incorporate realistic elements. As the Jurassic World films went on, however, I felt that the spirit of the original Jurassic Park was being lost. With this latest instalment in the saga, I was hoping for an improved return to the roots. Jurassic World Renaissance was promising. On the one hand, we were returning to the spirit of an expedition to an island. Secondly, the film boasts a fantastic cast: Scarlett Johansson, Mahershala Ali and Jonathan Bailey. Finally, the further we go back in time, the more special effects techniques improve and offer incredible possibilities. So I had faith in this new opus. But I was very disappointed. The dialogue sounds false. The characters are sorely lacking in finesse and the relationships between them are underdeveloped. Unfortunately, the fact that Jonathan Bailey is absolutely gorgeous in this film isn't enough. The images may be spectacular, but the film seems to be spectacular just to be spectacular. Deaths follow one another at a rapid pace. Dinosaurs look less and less like dinosaurs. What is most disappointing is that this film introduces several elements that could have been interesting if they had been developed. Mainly the fact that the story takes place on an island where experimentations of hybridisations were conducted could have lead to Dr Loomis identifying the crossbreedings in the specimens they encountered. But no, this was only a pretext to give us a monster that seems right from Aliens. Jurassic Park awoke curiosity on dinosaurs, making us want to learn more about these amazing creatures. Jurassic World: Rebirth completely denatured them. It's a pity, a real pity. Oh and forget about Raptors. 

21/04/2025

La jeune fille à la perle réalisé par / Girl with a Pearl Earring directed by Peter Webber


SYNOPSIS

Delft, XVIIe siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. elle s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville.


CE QUE J'EN AI PENSE

Le casting de ce film m’a épatée : Scarlett Johansson, Colin Firth, Cillian Murphy. Du très beau monde. Cependant, j’ai été un peu déçue de l’adaptation du roman de Tracy Chevalier. En effet, la beauté de l’écriture du roman toute en sensibilité, sensorialité et ambiguité se perd un peu. Bien que Scarlett Johansson ait été un excellent choix pour incarner Griet, la servante devenue muse, le jeu des acteurs m’a semblé manquer d’authenticité. Le décor faisait faux ou peut-être que le film a mal vieilli. De façon globale l’ensemble manquait de subtilité. L’histoire est intéressante mais cela je le savais déjà ayant lu le livre. La mise en images manque de profondeur. Une adaptation cinématographique largement en-dessous du livre. 


SYNOPSIS

A young peasant maid working in the house of painter Johannes Vermeer becomes his talented assistant and the model for one of his most famous works.


MY THOUGHTS

The cast of this film blew me away: Scarlett Johansson, Colin Firth, Cillian Murphy. All very fine people. However, I was a little disappointed with the adaptation of Tracy Chevalier's novel. Indeed, the beauty of the novel's writing, full of sensibility, sensoriality and ambiguous feelings, is a little lost. Although Scarlett Johansson was an excellent choice to play Griet, the maid turned muse, the overall acting seemed to lack authenticity. The set looked fake, or perhaps the film had aged badly. Overall, the film lacked subtlety. The story is interesting, but I already knew that from reading the book. The visuals lacked depth. A film adaptation that falls far short of the book. 

28/06/2020

Lost in translation



CRITIQUE : LOST IN TRANSLATION REALISE PAR SOFIA COPPOLA



Dans Lost in Translation, Sofia Coppola nous emmène à Tokyo. Une ville de sons et de lumières entre les néons, les panneaux publicitaires, la circulation incessante, les machines de jeu d'une salle d'arcade, l'éclairage tamisé d'un bar d'un grand hôtel. Perdus dans cette mégapole japonaise, deux étrangers. Bob et Charlotte. Deux personnages qu'un monde sépare. 
Bob est un acteur américain sur le déclin de passage à Tokyo pour un spot publicitaire promouvant un whisky japonais. Charlotte est jeune, diplômée de philosophie à Yale, mariée depuis deux ans à un photographe de mode qu'elle a suivi à Tokyo. Pourtant, il y a un certain parallélisme entre ces deux êtres, une solitude qui les rapproche : le mariage de Bob se délite, il oublie l'anniversaire de son fils, les échanges téléphoniques avec sa femme sont vides, distants ; le mariage de Charlotte aussi bat de l'aile, son mari la délaisse et leur couple s'essouffle. Quand Bob et Charlotte se rencontrent, deux êtres isolés dans un grand hôtel de luxe, une connexion se crée, une connivence, une compréhension. Comme deux âmes sœurs. 
Tous deux évoluent dans cette atmosphère singulière de cette ville qui leur est étrangère, entre l'animation des rues de la capitale japonaise, des soirées karaoké hautes en couleur, des chambres d'hôtel luxueuses et impersonnelles, des aperçus du Japon traditionnel délicat et serein avec l'ikebana, les temples et les jardins zen. Le tout sublimé par une photographie artistique au style épuré et poétique. 
Les musiques sont planantes et nous immergent complètement dans cet interlude japonais qui nous raconte la rencontre entre deux êtres, une parenthèse dans leur vie certes fugace mais intense.
La différence d'âge entre les deux personnages ne laisse pas de place à une relation suivie. Qui plus est, il ne s'agit pas d'une attraction physique mais de deux âmes qui se font écho. 
Bill Murray est attendrissant et drôle dans ce rôle d'un homme perdu, en pseudo-crise de la quarantaine. Scarlett Johansson lui fait face avec une fraîcheur et une intensité captivantes. A eux deux, ils forment un couple atypique et attachant. 
Lost in Translation est l'histoire d'une romance entre deux êtres à la fois différents et semblables dans la confusion d'un monde étranger. Deux solitudes qui se rencontrent. Une intimité qui se crée au cœur d'un amour respectueux, doux et protecteur.


REVIEW: LOST IN TRANSLATION DIRECTED BY SOFIA COPPOLA



In Lost in Translation, Sofia Coppola brings us to Tokyo. A city of sounds and lights between the neon lights, the billboards, the constant traffic, the gaming machine of an arcade room, the soft lighting of an hotel bar. Lost in this Japanese megalopolis, two strangers. Bob and Charlotte. Two very different people.
Bob is an American washed-up actor who's in Tokyo shooting a commercial for a whisky brand. Charlotte is young, freshly graduated of philosophy from Yale university, married for two years to a fashion photographer she followed to Tokyo. Yet, there is some parallelism between these two beings, a loneliness that brings them together: Bob's marriage is falling apart, he forgets his son's birthday, his phone calls with his life are hollow, distant; Charlotte's marriage is also deteriorating, her husband neglects her and they seem to be moving different ways. When Bob and Charlotte meet each other, two beings isolated in a great luxury hotel, they make a connection, a complicity arises between them, a mutual understanding. Like two soul mates.
Both of them find themselves in this peculiar atmosphere of this foreign city, between the hustle and bustle of the streets of the Japanese capital city, crazy karaoke nights, luxurious and impersonal hotel rooms, sights of traditional Japan with the delicate art of ikebana, the serene temples and zen gardens. All of it sublimed by an artistic photography with a sleek and poetic style. 
The atmospheric music makes us dwelve into this Japanese interlude which tells us the story of the encounter of two beings, a parenthesis in life certainly fleeting but intense.
The age difference doesn't leave room for an ongoing relationship. Moreover, it isn't about a physical attraction but more about two souls that echo one another.
Bill Murray is endearing and funny in this role as a lost man, in a pseudo-midlife crisis. Scarlett Johansson faces him with the freshness of youth and a captivating intensity. Both of them form an endearing atypical couple. 
Lost in Translation is the story of a romance between two beings both different and alike in the confusion of a foreign land. Two lonelinesses that meet each other. An intimacy created by a respectful, sweet and protective love.