22/06/2026

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Blog littéraire et cinéphile d'une étudiante en médecine. Venez découvrir avec moi mes lectures et visionnages, coups de cœur ou pas. Je partage également avec vous mes voyages et quelques conseils pour étudier.
N'hésitez pas à commenter, à partager mes articles ! Cela me fait toujours plaisir.
Bonne lecture !

Literary and film blog of a med student. Discover my book and film reviews. I also share with you my trips and some advice for students.
Please feel free to comment and share my articles! It always pleases me so much.

Have a nice reading!

La trilogie de Copenhague / The Copenhagen Trilogy - Tove Ditlevsen


RESUME

Années 1920. Dans un quartier ouvrier de Copenhague, Tove grandit avec un rêve secret : échapper à son milieu pour devenir écrivaine. Elle est alors loin d'imaginer les obstacles qui se dresseront sur sa route. Au fil d'Enfance, Jeunesse et Dépendance, Tove Ditlevsen raconte avec une remarquable intensité sa condition féminine et celle d'artiste : son passage à l'âge adulte, ses premiers pas dans l'écriture, l'emprise de l'amour, la maternité et le piège de l'addiction - et, surtout, ce désir ardent de vivre comme elle l'entend.

CE QUE J'EN AI PENSE

La trilogie de Copenhague est certes une autobiographie mais à travers la vie de Ditlevsen c'est tout un pan de la société danoise de la première moitié du XXème siècle que l'on découvre. En effet, l'écrivaine naît dans un quartier populaire et est confrontée dès son plus jeune âge à la misère sociale et à ses acolytes telle que la prostitution qu'elle nous dépeint avec l'innocence de l'enfant qu'elle était. Dotée d'une sensibilité poétique et d'un sens littéraire inné, Tove Dilevsen a toujours contrasté avec le milieu rustre dans lequel elle évolue. Son écriture est très poétique, très belle, d'une sensibilité aiguë. Elle est aussi très triste. En effet, ce livre transpire une mélancolie douloureuse et un profond mal être. La vie de Tove Ditlevsen n'aura jamais été heureuse : elle passe d'un quartier miséreux à des relations amoureuses tourmentées jusqu'à tomber dans l'addiction qui va la poursuivre jusqu'à la fin de sa vie. Malgré un talent d'écriture incontestable, Tove Ditlevsen n'a jamais réussi à s'en sortir. Son témoignage n'en est que plus touchant. Celui d'une femme intelligente mais fragile qui ne s'émancipera jamais. Roman social, La trilogie de Copenhague l'est aussi à travers ce portrait de la condition féminine du début du XXème siècle. Au total, j'ai trouvé cette œuvre frappante et brillamment écrite. Je la recommande vivement.


SUMMARY 

Tove Ditlevsen is today celebrated as one of the most important and unique voices in twentieth-century Danish literature, and The Copenhagen Trilogy (1969-71) is her acknowledged masterpiece. Childhood tells the story of a misfit child's single-minded determination to become a poet; Youth describes her early experiences of sex, work, and independence. Dependency picks up the story as the narrator embarks on the first of her four marriages and goes on to describe her horrible descent into drug addiction, enabled by her sinister, gaslighting doctor-husband.

MY THOUGHTS

The Copenhagen Trilogy is certainly an autobiography, but through Ditlevsen’s life we discover a whole cross-section of Danish society in the first half of the 20th century. Indeed, the writer was born in a working-class neighbourhood and, from a very young age, was confronted with social deprivation and its accompanying ills, such as prostitution, which she depicts with the innocence of the child she once was. Endowed with a poetic sensibility and an innate literary flair, Tove Ditlevsen always stood in stark contrast to the rough-and-ready environment in which she grew up. Her writing is deeply poetic, beautiful and imbued with acute sensitivity. It is also deeply sad. Indeed, this book exudes a painful melancholy and a profound sense of unease. Tove Ditlevsen’s life was never a happy one: she drifted from a poverty-stricken neighbourhood to troubled romantic relationships, eventually falling into the addiction that would haunt her until the end of her life. Despite her undeniable talent as a writer, Tove Ditlevsen never managed to pull herself out of it. Her account is all the more moving for it. It is the story of an intelligent yet fragile woman who never found her independence. As a social novel, The Copenhagen Trilogy is also significant for its portrayal of the condition of women in the early 20th century. Overall, I found this work striking and brilliantly written. I highly recommend it. 

08/06/2026

Benedetta - Paul Verhoeven


SYNOPSIS

Au 17ème siècle, alors que la peste se propage en Italie, la très jeune Benedetta Carlini rejoint le couvent de Pescia en Toscane. Dès son plus jeune âge, Benedetta est capable de faire des miracles et sa présence au sein de sa nouvelle communauté va changer bien des choses dans la vie des sœurs.

CE QUE J'EN AI PENSE

Parfois je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'un film puisse être autant plébiscité. Ma perception de Benedetta est qu'il s'agit de la mise à l'écran d'un fantasme malsain. Cette réinterprétation de la vie d'une religieuse italienne qui aurait eu des visions divines s'engouffre dans les rumeurs scabreuses qui entourent la légende de cette femme. Le résultat est une vision saphique conventuelle d'une perversité profondément perturbante. De plus, certaines scènes sont d'une grande violence. Par ailleurs, les dialogues sont d'un anachronisme détonnant avec un parler moderne que je n'ai pas particulièrement apprécié dans ce décor XVIIème siècle. L'ensemble de ce film m'a mise mal à l'aise sans que je n'y trouve de réelle pertinence. 


SYNOPSIS

A 17th-century nun in Italy suffers from disturbing religious and erotic visions. She is assisted by a companion, and the relationship between the two women develops into a romantic love affair.

MY THOUGHTS

Sometimes I just don’t get it. I can’t understand how a film can be so widely acclaimed. My view of Benedetta is that it is the cinematic realisation of a sick fantasy. This reinterpretation of the life of an Italian nun who is said to have had divine visions delves into the salacious rumours surrounding the legend of this woman. The result is a convent-set sapphic vision of deeply disturbing perversity. Furthermore, certain scenes are extremely violent. Moreover, the dialogue is jarringly anachronistic, with modern speech that I didn’t particularly appreciate in this 17th-century setting. The whole film made me feel uncomfortable without me finding any real relevance in it. 

01/06/2026

Projet dernière chance / Project Hail Mary - Andy Weir


RESUME

Ryland Grace est le seul survivant d'une expédition spatiale de la dernière chance. S'il échoue, c'est le sort de l'humanité et la Terre tout entière qui sera en péril.
Mais pour l'instant, il ignore tout de cela. Il ne se souvient même pas de son propre nom, et encore moins des objectifs de sa mission. Il sait seulement qu'il est resté en sommeil très, très longtemps. Et il vient de se réveiller pour découvrir qu'il se trouve à des millions de kilomètres de chez lui, avec deux cadavres pour toute compagnie.
Ryland se rend compte peu à peu qu'il doit faire face à une tâche impossible. Filant à travers l'espace, il lui faut trouver la clé d'un mystère scientifique insondable... et combattre un fléau qui laisse présager l'extinction de notre espèce.
Alors que chaque minute compte et que des années-lumière le séparent de l'être humain le plus proche, il est seul pour relever cet incroyable défi...
Mais l'est-il vraiment ?

CE QUE J'EN AI PENSE

Je sais que mon opinion va être très controversée mais je n'ai pas du tout aimé ce livre. J'ai eu l'impression de lire un mauvais Jules Verne composé pour majorité de jargon pseudo-scientifique sans la beauté et le panache de la plume de l'écrivain français. J'ai trouvé l'écriture basique et peu palpitante. En effet, je me suis profondément ennuyée à attendre que l'auteur avance dans l'histoire au lieu de nous fournir des explications pseudo-scientifiques à n'en plus finir. Quant à l'histoire elle-même, elle m'a semblé dénuée d'originalité et manquer de vraisemblance. De plus, je ne me suis pas du tout attachée au personnage qui manquait de densité à mon sens. Projet dernière chance s'éternise en longueurs inutiles. De fait, j'ai été profondément irritée par le gloubi-boulga pseudo-scientifique dont la validité est douteuse et qui prend le pas sur l'intrigue, la psychologie du personnage ou encore le suspense. Bref, une énorme déception pour ma part.



SUMMARY

Ryland Grace is the sole survivor on a desperate, last-chance mission—and if he fails, humanity and the earth itself will perish.
Except that right now, he doesn’t know that. He can’t even remember his own name, let alone the nature of his assignment or how to complete it.
All he knows is that he’s been asleep for a very, very long time. And he’s just been awakened to find himself millions of miles from home, with nothing but two corpses for company.
His crewmates dead, his memories fuzzily returning, Ryland realizes that an impossible task now confronts him. Hurtling through space on this tiny ship, it’s up to him to puzzle out an impossible scientific mystery—and conquer an extinction-level threat to our species.
And with the clock ticking down and the nearest human being light-years away, he’s got to do it all alone.
Or does he?

MY THOUGHTS

I know my opinion is going to be very controversial, but I didn’t like this book at all. It felt like reading a poor imitation of Jules Verne, consisting mostly of pseudo-scientific jargon, without the beauty and flair of the French writer’s prose. I found the writing basic and uninspiring. In fact, I was thoroughly bored waiting for the author to move the story forward instead of providing us with endless pseudo-scientific explanations. As for the story itself, it struck me as lacking in originality and plausibility. What’s more, I didn’t connect with the character at all; in my view, they lacked depth. Project Hail Mary drags on with unnecessary length. In fact, I was thoroughly irritated by the pseudo-scientific gibberish, the validity of which is dubious and which takes precedence over the plot, the character’s psychology or even the suspense. In short, a huge disappointment.

19/05/2026

Emily Wilde - Heather Fawcett

RESUME



L'encyclopédie féérique d'Emily Wilde

Elle ne pense qu'au travail, il aime coudre au coin du feu.
Un véritable conte de fées les attend...
Explorez le royaume des fées aux côtés de la chercheuse la plus grincheuse d'Angleterre.
Emily Wilde est douée dans bien des domaines. Universitaire hors pair et experte mondiale en dryadologie, elle travaille sur la première encyclopédie féerique jamais écrite.
Lorsqu'elle débarque dans le village nordique d'Hrafnsvik pour y étudier les Recluses – les fées les plus rares au monde – Emily n'avait pas prévu la compagnie de son élégant rival, le professeur Wendell Bambleby. Venu "l'aider" dans ses recherches, ce dernier sème bientôt la pagaille dans sa vie, la frustrant à la limite du tolérable.
Alors que les Recluses s'avèrent bien plus dangereuses qu'escompté, donnant aux contes de fées des allures de cauchemar, l'insupportable Bambleby semble quant à lui de plus en plus difficile à ignorer... Emily devra garder la tête froide si elle espère revoir la chaleur de son Angleterre natale.


L'atlas des Autreterres d'Emily Wilde

"Le mariage m'a toujours fait l'effet d'une entreprise futile, au mieux une distraction de mon travail et, au pire, une énorme distraction de mon travail.''
Emily Wilde a enfin terminé son encyclopédie féerique, grâce à l'aide inattendue de Wendell Bambleby. Bien qu'attachant, il reste un caillou dans la chaussure de notre universitaire préférée, qui n'est pas près d'accepter sa demande en mariage. Wendell aura pourtant besoin de toute son attention, car il semble peu à peu rattrapé par une " minuscule brouille familiale "... qui pourrait bien lui coûter la vie.
Mais un nouveau projet occupe déjà Emily : la rédaction d'un atlas féerique ! Alors qu'ils embarquent pour un nouveau voyage de recherche vers les Alpes autrichiennes, une avalanche d'ennuis menacera de les engloutir.
Emily ne pourra-t-elle donc jamais travailler tranquillement ?


L'Abrégé des contes perdus d'Emily Wilde

"L'universitaire la plus grincheuse d'Angleterre est priée de rendre ses livres à la bibliothèque sous peine de terribles conséquences.'
Toute sa vie durant, Emily Wilde s'est consacrée à l'étude des fées. Mais elle se lance à présent dans le projet le plus dangereux de toute sa carrière : comprendre un royaume magique de l'intérieur – comme souveraine, cette fois-ci.
Accompagnée du versatile et néanmoins charmant Wendell Bambleby, Emily est propulsée dans un monde qu'elle considère avec un émerveillement tout professionnel. Malheureusement, la belle-mère de Wendell leur a laissé un cadeau d'adieu dont ils se seraient volontiers passés. Ce sera l'occasion pour Emily de se plonger dans de nouvelles piles de tomes poussiéreux, en quête de solutions pour lever la malédiction pesant sur Silva Lupi... Si seulement Wendell voulait bien cesser de la déconcentrer constamment avec ses coquecigrues sur le mariage !

CE QUE J'EN AI PENSE


Je n'avais jamais lu auparavant de fantasy féérique si l'on excepte les livres que j'ai lu enfant. J'ai donc tout de suite été attirée par cette trilogie qui me semblait tout à fait originale. L'histoire était prometteuse : un monde où la dryadologie, l'étude des fées, est un véritable sujet semblait fascinant et l'idée de suivre une universitaire dans ses aventures féériques était tout à fait séduisante. J'ai été toutefois quelque peu décontenancée par l'écriture qui manque de fluidité, de descriptions, de poésie et de profondeur. Certes la narration se fait à la première personne comme s'il s'agissait du journal de bord du personnage et l'on est donc borné à un point de vue. Néanmoins, j'aurais aimé que tout soit développé avec plus de finesse et de détails. J'ai également été perturbée de façon plus anecdotique mais très gênante par le vouvoiement choisi lors de la traduction entre les deux personnages qui sont pourtant amis. Je dois cependant concéder que je me suis laissée emporter et ai lu cette trilogie jusqu'au bout. Il est vrai que les personnages sont attachants, que l'histoire est intrigante avec une vision étonnante d'un monde féérique à la fois folklorique et monstrueux et qu'il existe quelques rebondissements très intéressants. On reste cependant un peu sur sa faim. 

SUMMARY



Emily Wilde's Encyclopaedia of Faeries

A curmudgeonly professor journeys to a small town in the far north to study faerie folklore and discovers dark fae magic, friendship, and love in the start of a heartwarming and enchanting new fantasy series.
Cambridge professor Emily Wilde is good at many things: She is the foremost expert on the study of faeries. She is a genius scholar and a meticulous researcher who is writing the world's first encyclopaedia of faerie lore. But Emily Wilde is not good at people. She could never make small talk at a party--or even get invited to one. And she prefers the company of her books, her dog, Shadow, and the Fair Folk to other people.
So when she arrives in the hardscrabble village of Hrafnsvik, Emily has no intention of befriending the gruff townsfolk. Nor does she care to spend time with another new arrival: her dashing and insufferably handsome academic rival Wendell Bambleby, who manages to charm the townsfolk, get in the middle of Emily's research, and utterly confound and frustrate her.
But as Emily gets closer and closer to uncovering the secrets of the Hidden Ones--the most elusive of all faeries--lurking in the shadowy forest outside the town, she also finds herself on the trail of another mystery: Who is Wendell Bambleby, and what does he really want? To find the answer, she'll have to unlock the greatest mystery of all--her own heart.


Emily Wilde's Map of the Otherlands

When mysterious faeries from other realms appear at her university, curmudgeonly professor Emily Wilde must uncover their secrets before it’s too late, in this heartwarming, enchanting second installment of the Emily Wilde series.
Emily Wilde is a genius scholar of faerie folklore who just wrote the world’s first comprehensive encyclopaedia of faeries. She’s learned many of the secrets of the Hidden Ones on her adventures . . . and also from her fellow scholar and former rival Wendell Bambleby.
Because Bambleby is more than infuriatingly charming. He’s an exiled faerie king on the run from his murderous mother and in search of a door back to his realm. And despite Emily’s feelings for Bambleby, she’s not ready to accept his proposal of marriage: Loving one of the Fair Folk comes with secrets and dangers.
She also has a new project to focus on: a map of the realms of faerie. While she is preparing her research, Bambleby lands her in trouble yet again, when assassins sent by his mother invade Cambridge. Now Bambleby and Emily are on another adventure, this time to the picturesque Austrian Alps, where Emily believes they may find the door to Bambleby’s realm and the key to freeing him from his family’s dark plans.
But with new relationships for the prickly Emily to navigate and dangerous Folk lurking in every forest and hollow, Emily must unravel the mysterious workings of faerie doors and of her own heart.


Emily Wilde's Compendium of Lost Tales

Emily Wilde has spent her life studying faeries. A renowned dryadologist, she has documented hundreds of species of Folk in her Encyclopaedia of Faeries. Now she is about to embark on her most dangerous academic project studying the inner workings of a faerie realm-as its queen.
Along with her former academic rival-now fiancé-the dashing and mercurial Wendell Bambleby, Emily is immediately thrust into the deadly intrigues of Faerie as the two of them seize the throne of Wendell's long-lost kingdom, which Emily finds a beautiful nightmare, filled with scholarly treasures.
Emily has been obsessed with faerie stories her entire life, but at first she feels as ill-suited to Faerie as she did to the mortal world-how could an unassuming scholar like herself pass for a queen? Yet there is little time to settle in-Wendell's murderous stepmother has placed a deadly curse upon the land before vanishing without a trace. It will take all of Wendell's magic-and Emily's knowledge of stories-to unravel the mystery before they lose everything they hold dear.

MY THOUGHTS


I had never read any fairy-tale fantasy before, apart from the books I read as a child. So I was immediately drawn to this trilogy, which struck me as thoroughly original. The story looked promising: a world where dryadology—the study of fairies—is a genuine academic discipline seemed fascinating, and the idea of following an academic on her magical adventures was thoroughly appealing. However, I was somewhat put off by the writing, which lacks fluidity, description, poetry and depth. Admittedly, the narrative is in the first person, as if it were the character’s diary, so we are confined to a single point of view. Nevertheless, I would have liked everything to have been developed with more finesse and detail.  I must admit, however, that I got carried away and read this trilogy right to the end. It is true that the characters are endearing, that the story is intriguing with a surprising vision of a magical world that is both folkloric and monstrous, and that there are some very interesting twists. One is left feeling a little unsatisfied, however.

11/05/2026

The French Dispatch réalisé par / directed by Wes Anderson


SYNOPSIS

The French Dispatch met en scène un recueil d’histoires tirées du dernier numéro d’un magazine américain publié dans une ville française fictive du 20e siècle.


CE QUE J'EN AI PENSE

J'ai beaucoup apprécié ce film qui utilise un procédé de narration très intéressant. The French Dispatch est construit comme un journal. Comme souvent dans les films de Wes Anderson, la mise en scène est théâtrale mais ici, chaque acte est un article. L'ambiance est très réussie. Le journal émane d'une petite ville française fictive nommé Ennui-sur-Blasé (on appréciera le comique de ce nom). The French Dispatch nous offre une vision romanesque de la France d'un point de vue américain. On y ressent beaucoup de nostalgie, de l'affection mais également un brin de moquerie à travers les thèmes abordés. Il y a tout d'abord, un article sur l'évolution de la ville parcourue à vélo par le journaliste qui nous montre comment une ville peut changer ou non. Il y a un hommage dans cet épisode aux différents corps de métiers qui font la ville, avec un certain regret des petits commerces qui nous fait réfléchir sur la modernisation. L'article suivant est consacré à l'art moderne et questionne sur ce qui fait l'art avec beaucoup d'ironie. Il évoque également la sensualité de la femme française, le côté subversif de l'art. Le chapitre suivant est consacré à la politique et met en scène de jeunes idéalistes révolutionnaires, échos du titi parisien et de la Révolution française. Un autre article est consacré à un chef cuisinier mêlé à une enquête policière, histoire qui m'a le moins plu même si j'en ai beaucoup aimé la fin. Enfin, le journal s'achève sur la nécrologie de son éditeur qui fait écho à la rubrique des avis de décès. Chaque histoire est semée de jeux de mots, d'allusions à des faits réels qui m'ont beaucoup amusée. De plus, l'esthétique est particulièrement bien léchée, comme souvent dans les films de Wes Anderson. Le casting est également absolument incroyable. En résumé, on se délecte de ce film qui parle à l'intellect. Un petit bijou d'intelligence, drôle à souhait. 



SYNOPSIS

A collection of stories published in "The French Dispatch Magazine" comes to life in a fictional twentieth century French city.


MY THOUGHTS

I really enjoyed this film, which employs a very interesting narrative technique. Indeed, The French Dispatch is structured like a newspaper. As is often the case in Wes Anderson’s films, the staging is theatrical, but here, each act is a newspaper article. The atmosphere is very well done. The newspaper hails from a fictional French town called Ennui-sur-Blasé (which can roughly be translated to Boredom-on-Jaded). The French Dispatch offers a romanticised view of France from an American perspective. There is a great deal of nostalgia and affection, but also a touch of mockery in the themes explored. First of all, there is an article on the evolution of the town, explored by bicycle by the journalist, which shows us how a town can change—or not. This episode pays tribute to the various trades that make up a town, with a certain regret for the small shops that makes us reflect on modernisation. The next article is devoted to modern art and questions what constitutes art with a great deal of irony. It also touches on the sensuality of French women and the subversive side of art. The following chapter is devoted to politics and features young revolutionary idealists, echoing the Parisian ‘titi’ and the French Revolution. Another article focuses on a chef caught up in a police investigation, it's the story I liked the least, even though I really enjoyed the ending. Finally, the newspaper concludes with an obituary for its editor, which echoes the obituaries section. Each story is peppered with puns and references to real-life events, which I found thoroughly entertaining. What’s more, the visual style is particularly polished, as is often the case in Wes Anderson’s films. The casting is also quite fabulous. To sum up, one relishes this film, which appeals to the intellect. A little gem of wit, perfectly funny. 

04/05/2026

Le Diable s'habille en Prada 2 / The Devil Wears Prada 2 - David Frankel


SYNOPSIS

Miranda, Andy, Emily et Nigel replongent dans l’univers impitoyable et glamour du magazine Runway et des rues new-yorkaises où l’élégance est une arme redoutable.


CE QUE J'EN AI PENSE

J'avais hâte de retrouver le monde du Diable s'habille en Prada, la douceur d'Andy et le mordant de Miranda. Et replonger dans cette atmosphère new-yorkaise trépidante dans un tourbillon de tenues était en effet très plaisant d'autant que j'adore l'univers de la mode. J'ai également apprécié leur idée à travers ce film de mettre en lumière les difficultés que rencontre la presse écrite dans notre monde actuel où l'on passe plus de temps à scroller qu'à lire. Ce film aborde aussi la place de la mode et plus largement de l'art dans un monde de plus en plus gouverné par l'IA. Cependant, j'ai trouvé que les thèmes auraient pu être abordés avec plus de profondeur. De même j'ai été déçue par l'évolution des personnages : Miranda est beaucoup trop douce et passive dans ce nouvel opus. Je trouve qu'elle a de fait perdu grandement de panache. Andy quant à elle m'a semblée figée dans une candeur et une maladresse alors même que son personnage était censé avoir gagné en assurance. Les dialogues manquent également de finesse. En fait, il m'a semblé que le film souffre de vouloir raconter trop de choses à la fois trop vite. Rien n'est vraiment exploré jusqu'au bout et c'est vraiment dommage. Le Diable s'habille en Prada 2 reste un film divertissant mais quelque peu hâtif. 



SYNOPSIS

Andy Sachs reunites with Miranda Priestly as they navigate their careers amid the decline of traditional magazine publishing.


MY THOUGHTS

I couldn’t wait to return to the world of The Devil Wears Prada, to Andy’s sweet nature and Miranda’s sharp tongue. And diving back into that fast-paced New York atmosphere, amidst a whirlwind of outfits, was indeed a real treat, especially as I love the world of fashion. I also appreciated the film’s aim to highlight the challenges facing the print media in today’s world, where we spend more time scrolling than reading. The film also explores the place of fashion—and, more broadly, art—in a world increasingly governed by AI. However, I felt the themes could have been explored in greater depth. Similarly, I was disappointed by the characters’ development: Miranda is far too soft and passive in this new instalment. I feel she has, in fact, lost a great deal of her flair. As for Andy, she seemed stuck in a state of naivety and awkwardness, even though her character was supposed to have gained confidence. The dialogue also lacks finesse. In fact, it seemed to me that the film suffers from trying to tell too many things at once, too quickly. Nothing is really explored to its full extent, which is a real shame. The Devil Wears Prada 2 remains an entertaining film, but one that feels somewhat rushed.