24/03/2026

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Blog littéraire et cinéphile d'une étudiante en médecine. Venez découvrir avec moi mes lectures et visionnages, coups de cœur ou pas. Je partage également avec vous mes voyages et quelques conseils pour étudier.
N'hésitez pas à commenter, à partager mes articles ! Cela me fait toujours plaisir.
Bonne lecture !

Literary and film blog of a med student. Discover my book and film reviews. I also share with you my trips and some advice for students.
Please feel free to comment and share my articles! It always pleases me so much.

Have a nice reading!

Le pouvoir / The Power - Naomi Alderman


RESUME

Et si les femmes prenaient enfin le pouvoir dans le monde entier ? Aux quatre coins du monde, les femmes découvrent qu'elles détiennent le "pouvoir". Du bout des doigts, elles peuvent infliger une douleur fulgurante. Et même la mort. Soudain, les hommes comprennent qu'ils deviennent le "sexe faible". Mais jusqu'où iront les femmes pour imposer ce nouvel ordre ?

CE QUE J'EN AI PENSE

Le concept d'une dystopie où les femmes prennent le pouvoir était prometteur. Mais l'exécution m'a déçue. Déjà, j'ai eu des difficultés avec l'écriture que j'ai trouvé très froide, presque robotique. Je n'ai perçu aucune sensibilité dans ce livre qui m'a donc semblé manquer cruellement d'humanité. En effet, sans émotion, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et sans accroche aux personnages, l'intrigue perd immédiatement de sa saveur à mon sens. Ensuite, c'est long à se mettre en place et le début est quelque peu confus. Et finalement, quand le décor est planté, l'histoire bien lancée, on est déçu par la tournure des évènements. On passe d'un monde violent à un autre monde violent et rien ne semble changer. La loi du plus fort est mise en exergue encore et encore. Peut-être suis-je passée complètement à côté du message de ce livre mais je n'en ai rien tiré si ce n'est un vague sentiment de malaise face à la violence de certaines scènes et un soulagement de l'avoir terminé pour pouvoir passer à autre chose. 


SUMMARY

In The Power the world is a recognizable place: There's a rich Nigerian boy who lounges around the family pool; a foster kid whose religious parents hide their true nature; an ambitious American politician; and a tough London girl from a tricky family. But then a vital new force takes root and flourishes, causing their lives to converge with devastating effect. Teenage girls now have immense physical power: They can cause agonizing pain and even death. With this small twist of nature, the world drastically resets.

MY THOUGHTS

The concept of a dystopia where women take power was promising. But the execution let me down. For a start, I struggled with the writing, which I found very cold, almost robotic. I detected no sensitivity in this book, which therefore seemed to me to be sorely lacking in humanity. Indeed, without emotion, I couldn’t connect with the characters, and without that connection, the plot immediately loses its appeal, in my view. Furthermore, it takes a long time to get going and the beginning is somewhat confusing. And finally, once the scene is set and the story is well underway, one is let down by the turn of events. We move from one violent world to another violent world, and nothing seems to change. The law of the jungle is emphasised time and time again. Perhaps I completely missed the point of this book, but I took nothing from it other than a vague sense of unease at the violence of certain scenes and a sense of relief at having finished it so I could move on to something else. 

16/03/2026

Conclave réalisé par / directed by Edward Berger


SYNOPSIS

Quand le pape décède de façon inattendue et mystérieuse, le cardinal Lawrence se retrouve en charge d’organiser la sélection de son successeur. Alors que les machinations politiques au sein du Vatican s'intensifient, il se rend compte que le défunt leur avait caché un secret qu'il doit découvrir avant qu'un nouveau Pape ne soit choisi. Ce qui va se passer derrière ces murs changera la face du monde.


CE QUE J'EN AI PENSE

J'avais de grandes attentes pour ce film dont j'avais eu d'excellents échos. Ce fut donc une grande déception. Conclave comme son nom l'indique nous fait pénétrer au cœur de cette assemblée de cardinaux réunis pour élire un nouveau pape. On pourrait croire que découvrir les coulisses du Vatican serait palpitant. Il n'en est rien. Pour commencer, le film est beaucoup trop lent à démarrer. On attend longtemps avant que les intrigues politiques se mettent en place et ce qui était supposé être une montée en tension m'a semblé bien plat. Ensuite, les jeux de pouvoir manquent cruellement d'originalité. J'avais l'impression d'assister à une campagne présidentielle faite de coups bas, de fuites dans les médias et de débats oiseux. Et c'est probablement ce que l'on a voulu nous montrer : la corruption de l'homme par l'attrait du pouvoir. Mais c'est d'un banal ! J'ai trouvé ridicule ce groupe d'hommes littéralement coupés du monde réel qui bataillent sans vergogne pour le pouvoir pontifical. Alors certes, ce film interroge sur la petitesse de l'homme et sur l'obsolescence de ce genre d'institution mais cela sans grande originalité. Conclave a échoué à me passionner. Il est vrai que la fin m'a surprise mais sans me faire palpiter et le message m'a semblé convenu. On verse dans le tokenisme et ça sonne creux. Pas un grand film. 



SYNOPSIS

When Cardinal Lawrence is tasked with leading the selection of a new Pope, he finds himself in a web of conspiracy and intrigue that could shake the very foundations of the Catholic Church.


MY THOUGHTS

I had high hopes for this film, having heard excellent reviews. It turned out to be a huge disappointment. Conclave, as the title suggests, takes us right into the heart of the assembly of cardinals gathered to elect a new pope. You might think that getting a behind-the-scenes look at the Vatican would be thrilling. It isn’t. For a start, the film takes far too long to get going. We wait a long time before the political intrigues get underway, and what was supposed to be a build-up of tension felt rather flat to me. Secondly, the power games are sorely lacking in originality. I felt as though I were watching a presidential campaign full of dirty tricks, media leaks and pointless debates. And that is probably what they wanted to show us: the corruption of man by the lure of power. But it’s so banal! I found this group of men, literally cut off from the real world, fighting shamelessly for papal power, ridiculous. So, yes, this film explores the pettiness of men and the obsolescence of this sort of institution, but it does so without much originality. Conclave failed to captivate me. It’s true that the ending surprised me, but it didn’t set my heart racing, and the message struck me as clichéd. It veers into tokenism and feels hollow. Not a great film. 

10/03/2026

Traverser l'hiver / Wintering - Katherine May


RESUME

Certains événements font parfois dérailler le cours de nos jours. À notre grand désarroi, un hiver symbolique s'installe alors dans notre vie. Cependant, cette période de latence peut être bénéfique pour nous comme elle l'est pour les animaux qui hibernent pendant de longs mois.

En évoquant la rude beauté des froids mordants, Katherine May fait rayonner chaleur et lumière dans nos cœurs transis. Son ouvrage est une invitation pleine de douceur à changer notre perception des temps gris, à accepter la mélancolie et le désenchantement qui les accompagnent parfois, afin de profiter pleinement d'une retraite apaisante… et d'un renouveau foisonnant.

CE QUE J'EN AI PENSE

Chaque chapitre est indépendant du précédent et un prétexte pour l'autrice de nous parler de fragments de sa vie, de moments qui l'ont marquée, le tout regroupé sous un thème plus ou moins rapporté à l'hiver. J'ai trouvé l'ensemble très décousu et je pense avoir raté les messages que l'autrice voulait véhiculer dans cette absence de cohésion. J'ai mis beaucoup de temps à lire ce livre et j'en ressors vide, avec l'impression de n'en avoir rien tiré alors que je m'attendais à y trouver un guide à la fois spirituel et pratique pour naviguer la saison hivernale. Expérience très décevante et fastidieuse que ce livre qui donne l'impression de parcourir des pensées brutes de l'autrice qui auraient été regroupées pour donner une illusion de cohérence fumeuse. Je conçois que l'écrivaine ai trouvé un apaisement à coucher ses pensées sur le papier mais cet apaisement ne se propage pas au lecteur. Du moins, c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce livre ou plutôt ce que je n'ai pas ressenti. Wintering est un récit d'expériences personnelles sans transposition ni innovation qui m'a malheureusement laissée complètement indifférente. Pourtant, je sais que ce livre est très apprécié donc peut-être est-ce moi qui manque de sensibilité. Vous me direz dans les commentaires ce que vous en avez pensé.  


SUMMARY

Sometimes you slip through the cracks: unforeseen circumstances like an abrupt illness, the death of a loved one, a break up, or a job loss can derail a life. These periods of dislocation can be lonely and unexpected. For May, her husband fell ill, her son stopped attending school, and her own medical issues led her to leave a demanding job. Wintering explores how she not only endured this painful time, but embraced the singular opportunities it offered.

A moving personal narrative shot through with lessons from literature, mythology, and the natural world, May's story offers instruction on the transformative power of rest and retreat. Illumination emerges from many sources: solstice celebrations and dormice hibernation, C.S. Lewis and Sylvia Plath, swimming in icy waters and sailing arctic seas.

Ultimately Wintering invites us to change how we relate to our own fallow times. May models an active acceptance of sadness and finds nourishment in deep retreat, joy in the hushed beauty of winter, and encouragement in understanding life as cyclical, not linear. A secular mystic, May forms a guiding philosophy for transforming the hardships that arise before the ushering in of a new season.

MY THOUGHTS

Every chapter is independant from the last and serves as a pretext for the author to tell us about pieces of her life, about moments that were significant to her, all gathered around a theme more or less linked to winter. I found the all thing jumbled and I think I missed what the author meant to say in this lack of coherence. It took me so long to finish this book and it left me empty feeling like I didn't get anything out of it. I did have expectations for this to be both a spiritual and a practical guide to navigate the winter season. As so, this experience turned out to be very disappointing and tedious and it felt like raw thoughts gathered in a deceptive way. I can imagine it felt soothing for the author to write this but this sentiment of peace doesn't transpire to the reader. At least, that's what I felt or rather didn't feel. Wintering is a tale of personal experiences that are not transposable or innovative. Unfortunately, it left me quite indifferent. However, I know this book is highly appreciated. Maybe I'm the one lacking sensitivity. I'm very curious to hear about your thoughts on this book in the comments below. 

02/03/2026

The Batman réalisé par / directed by Matt Reeves


SYNOPSIS

Deux années à arpenter les rues en tant que Batman et à insuffler la peur chez les criminels ont mené Bruce Wayne au coeur des ténèbres de Gotham City. Avec seulement quelques alliés de confiance - Alfred Pennyworth, le lieutenant James Gordon - parmi le réseau corrompu de fonctionnaires et de personnalités de la ville, le justicier solitaire s'est imposé comme la seule incarnation de la vengeance parmi ses concitoyens. Lorsqu'un tueur s'en prend à l'élite de Gotham par une série de machinations sadiques, une piste d'indices cryptiques envoie le plus grand détective du monde sur une enquête dans la pègre, où il rencontre des personnages tels que Selina Kyle, alias Catwoman, Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, Carmine Falcone et Edward Nashton, alias l’Homme-Mystère. Alors que les preuves s’accumulent et que l'ampleur des plans du coupable devient clair, Batman doit forger de nouvelles relations, démasquer le coupable et rétablir un semblant de justice au milieu de l’abus de pouvoir et de corruption sévissant à Gotham City depuis longtemps.


CE QUE J'EN AI PENSE

Reprendre le flambeau après la trilogie The Dark Knight était une entreprise périlleuse. Malheureusement, The Batman échoue à tenir la comparaison. L'intrigue ne manquait pourtant pas d'intérêt. Néanmoins, ce Batman ci manque singulièrement de panache. Les personnages ne sont pas attachants et sont franchement décevants. Les plans manquent cruellement de la beauté grandiose des plans de Christopher Nolan. En somme, ce film échoue à susciter l'enthousiasme. Il divertit sans convaincre et l'on en ressort en haussant les épaules. Je ne m'attendais pas à grand chose de The Batman et cela se confirme. Un film qui ne mérite pas que l'on s'y arrête d'autant qu'il existe déjà un chef d'œuvre du genre dont on ressort subjugué. 



SYNOPSIS

When a sadistic serial killer begins murdering key political figures in Gotham, the Batman is forced to investigate the city's hidden corruption and question his family's involvement.


MY THOUGHTS

Taking up the torch after The Dark Knight trilogy was a perilous undertaking. Unfortunately, The Batman fails to live up to the comparison. The plot was not lacking in interest. Nevertheless, this Batman is singularly lacking in panache. The characters are unlovable and frankly disappointing. The shots cruelly lack the grandiose beauty of Christopher Nolan's. In short, this film fails to generate enthusiasm. It entertains without convincing and you come away shrugging your shoulders. I wasn't expecting much from The Batman and that's confirmed. It's a film that doesn't deserve to be watched, especially as there's already a masterpiece of the genre that leaves you spellbound.

23/02/2026

Marty Supreme réalisé par / directed by Josh Safdie


SYNOPSIS

Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.


CE QUE J'EN AI PENSE

Je n'ai jamais été autant passionnée par le ping pong. Marty Supreme nous entraîne dans un rythme endiablé, celui qu'impose Marty Mauser interprété brillamment par Timothée Chalamet. Ce dernier ne cesse de m'épater. La performance qu'il nous délivre ici est pleine de justesse et de panache. Il incarne à la perfection ce jeune homme ambitieux et sans scrupule, un vrai mégalomane. Et c'est là que je dois avouer avoir un faible pour les hommes à la fois talentueux et présomptueux. Certes, Marty Mauser est imbuvable mais j'avais tout de même envie de le voir réussir et c'est en cela réside le tour de force de ce film : nous passionner pour ce personnage à la fois odieux et fascinant. Le film est très irrévérencieux, provocateur et c'est fait avec une intelligence cynique indéniable. Marty Supreme est également extrêmement bien filmé avec de beaux plans qui nous plongent dans l'ambiance de la New York des années 50. J'ai cependant été déçue par la fin du film qui pour moi détonnait complètement avec l'essence du personnage de Marty Mauser. J'espérais un effondrement ou une ascension fulgurante du personnage mais je n'ai rien eu de tel et je ne peux vous en dire plus sans trop en révéler. Mais probablement que d'autres que moi seront touchés par cette fin. En tous les cas, ce film est d'une grande intensité et vaut le coup d'oeil ne serait-ce que pour le spectacle grandiose que nous offre Timothée Chalamet dans ce rôle. 



SYNOPSIS

Marty Mauser, a young man with a dream no one respects, goes to hell and back in pursuit of greatness.


MY THOUGHTS

I have never been so passionate about table tennis. Marty Supreme takes us on a wild ride, led by Marty Mauser, brilliantly played by Timothée Chalamet. He never ceases to amaze me. His performance here is spot on and full of panache. He perfectly embodies this ambitious and unscrupulous young man, a true megalomaniac. And this is where I must admit to having a soft spot for men who are both talented and presumptuous. Admittedly, Marty Mauser is unbearable, but I still wanted to see him succeed, and therein lies the film's tour de force: it makes us passionate about this character who is both obnoxious and fascinating. The film is very irreverent and provocative, and it is made with undeniable cynical intelligence. Marty Supreme is also extremely well filmed, with beautiful shots that immerse us in the atmosphere of 1950s New York. However, I was disappointed by the ending of the film, which for me was completely at odds with the essence of Marty Mauser's character. I was hoping for a collapse or a meteoric rise for the character, but I got neither, and I can't say any more without giving too much away. But others will probably be moved by this ending. In any case, this film is very intense and worth watching if only for Timothée Chalamet's magnificent performance in this role. 

17/02/2026

Au revoir là-haut - Pierre Lemaître


RESUME

Rescapés du premier conflit mondial, détruits par une guerre vaine et barbare, Albert et Édouard comprennent rapidement que le pays ne pourra rien faire pour eux. Car la France, qui glorifie ses morts, est impuissante à aider les survivants.

Abandonnés, condamnés à l’exclusion, les deux amis refusent pourtant de céder à l’amertume ou au découragement. Défiant la société, l’État et la morale patriotique, ils imaginent une arnaque d’envergure nationale, d’une audace inouïe et d’un cynisme absolu.

CE QUE J'EN AI PENSE

Commençons par l'histoire. Le récit est intelligemment construit, original, à la fois sombre, drôle et tragique. Echo d'un pan de l'Histoire terrible, Au revoir là-haut nous parle de la guerre et des dégâts qu'elle laisse. Même terminée, les séquelles sont profondes. Ce roman c'est aussi une fresque humaine porté par deux personnages que tout oppose, rapprochés par la guerre. Albert est un pauvre naïf, loyal et dévoué. Edouard est un esprit brillant et tordu. Leur duo détonne. C'est dans ce contraste que l'écrivain déroule son histoire et nous décrit l'humain. Parlons à présent d'écriture. J'ai été quelque peu déçue car je ne m'attendais pas à cela. L'écrivain a fait le choix de prendre souvent le point de vue d'Albert et d'utiliser son langage. Un parler familier, populaire. Je ne nie pas qu'il s'agit d'un procédé littéraire intéressant. Néanmoins, cela ne me plaît pas. J'aime les belles écritures et je pense que le roman aurait gagné en poésie. On sent cependant que l'auteur peut écrire extrêmement bien et c'est peut-être d'ailleurs cela qui est le plus frustrant. Enfin, la fin du roman m'a semblée quelque peu tirée par les cheveux et m'a un peu déçue. Elle est certes grandement tragique et théâtrale mais je crois que j'aurais préféré une fin plus douce et moins bruyante. Dans l'ensemble, Au revoir là-haut reste un excellent roman de par son histoire ingénieuse, son humanité criante et son humour noir.