31/03/2025

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Blog littéraire et cinéphile d'une étudiante en médecine. Venez découvrir avec moi mes lectures et visionnages, coups de cœur ou pas. Je partage également avec vous mes voyages et quelques conseils pour étudier.
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Bonne lecture !

Literary and film blog of a med student. Discover my book and film reviews. I also share with you my trips and some advice for students.
Please feel free to comment and share my articles! It always pleases me so much.

Have a nice reading!

Eden - Audur Ava Olafsdottir

RESUME

Alba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d'extinction. De retour à Reykjavik, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n'est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux. Peu à peu, elle apprivoise son jardin d'Eden. Elle s'équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l'oreille à son voisin qui lutte contre un projet d'usine à glaçons, et s'attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire.

CE QUE J'EN AI PENSE

C'est la première fois que je suis déçue par un roman d'Audur Ava Olafsdottir. J'avais adoré tous les romans de cette écrivaine jusqu'à présent mais je n'ai pas été conquise par Eden. Nous vivons l'histoire à travers le regard de la narratrice, Alba. Néanmoins ce point de vue m'a semblé étrangement impersonnel. Même si c'est Alba qui nous raconte l'histoire, ses opinions et sentiments restent obscurs. Cela pourrait être un exercice intéressant où le lecteur peut invoquer ses propres émotions. Mais j'ai trouvé qu'il y avait trop peu de matière à travailler. La prose de l'autrice qui habituellement me fascine par sa poésie, son goût pour souligner des détails du quotidien qui apparaissent sous un jour plus beau m'a semblée ici fade. Je ne peux pas dire que c'est un mauvais roman. Mais ce n'est pas un excellent roman. En fait, le problème est que je n'ai pas ressenti grand chose lors de cette lecture. Peut-être ai-je été également limitée par le fait qu'Eden attache beaucoup d'importance à la langue : Alba étant linguiste, elle s'arrête souvent sur des mots qui sont retranscrits en islandais dans le texte et traduits mais il est possible qu'il ne soit pas possible avec la traduction de comprendre pourquoi ces mots résonnent particulièrement pour le personnage. J'ai ainsi eu l'impression tout du long qu'il existait une barrière infranchissable entre la narratrice et moi. Je suis clairement restée sur ma faim avec ce livre. Je n'en attendrai pas moins le suivant avec impatience et je vous recommande toujours les autres romans d'Audur Ava Olafsdottir qui ont tous été des coups de cœur pour moi. 

24/03/2025

The Grand Budapest Hotel réalisé par /directed by Wes Anderson


SYNOPSIS

Le propriétaire du Grand Budapest Hotel raconte à un écrivain de passage comment il en est arrivé à posséder cet autrefois prestigieux et luxueux établissement. Débute alors le récit d'une aventure aux ingrédients digne d'un roman policier : meurtre, complot, vol de tableau, prisonnier en fuite... 


CE QUE J'EN AI PENSE

Ce film est une petite pépite. L'atmosphère est superbe notamment avec ce décor d'hôtel de luxe suranné qui n'est pas sans évoquer une version plus rose de l'Overlook. Par ailleurs, pour être passée il y a peu à Karlovy Vary, la façade de l'hôtel m'a fait penser aux magnifiques bâtisses de cette ville tchèque.
The Grand Budapest Hotel bénéficie également d'un casting de première classe : Jude Law, Saoirse Ronan, Tilda Swinton et surtout Ralph Fiennes qui nous livre une performance géniale. Le scénario n'est pas le plus original mais c'est la façon de le raconter qui est fabuleuse. Wes Anderson nous embarque dans un film fantaisiste aux allures théâtrales, à la fois comique et dramatique. C'est drôle, c'est touchant, c'est beau. On y ressent beaucoup de nostalgie pour un faste passé. En effet, The Grand Budapest Hotel, c'est aussi le récit d'une époque révolue. 
Finalement, ce film nous fait passer un merveilleux moment de divertissement avec sa construction originale, d'excellents acteurs et un décor fantastique. 


SYNOPSIS

The owner of the Grand Budapest Hotel tells a visiting writer how he came to own this once prestigious and luxurious establishment. This is the beginning of an adventure with all the ingredients of a detective story: murder, conspiracy, theft of a painting, escaped prisoner...


MY THOUGHTS

This film is a little piece of art. The atmosphere is superb, particularly the old-fashioned luxury hotel décor, which is reminiscent of a pinker version of the Overlook. What's more, having recently been in Karlovy Vary, the hotel's façade reminded me of the magnificent buildings in this Czech town.
The Grand Budapest Hotel also boasts a first-class cast: Jude Law, Saoirse Ronan, Tilda Swinton and above all Ralph Fiennes, who delivers a brilliant performance. The script isn't the most original, but it's the way it's told that's fabulous. Wes Anderson takes us on a whimsical, theatrical film that is both comic and dramatic. It's funny, it's touching, it's beautiful. And it's full of nostalgia for a bygone era. Indeed, The Grand Budapest Hotel is also the story of a lost time.
All in all, this film is a marvellous piece of entertainment, with its original construction, excellent actors and fantastic setting. 

17/03/2025

Pour qu'il neige / Cold Enough For Snow - Jessica Au


RESUME

Une jeune femme raconte son voyage à Tokyo avec sa mère. Au rythme du séjour et des balades sous la pluie automnale, des dîners en tête-à-tête et des musées, le lecteur explore par petites touches ce qui lie ces deux femmes immergées dans un pays à la fois étranger et familier pour elles – en raison des origines hongkongaise de la famille. Alors que la narratrice cherche, à travers ce voyage, à recréer une intimité perdue au début de l’âge adulte, chaque discussion semble pourtant être une occasion manquée de se retrouver…

Mais cette déambulation japonaise est également une plongée dans les pensées de la narratrice, où l’on croise sa sœur devenue mère, son fiancé, une professeure qui a changé son rapport à la littérature ou encore un oncle vendeur d’oiseaux. La mémoire se perd pourtant, et les souvenirs brumeux sont autant des repentirs que la narratrice recouvre délicatement de couleurs et de vernis. Sans doute le prix à payer pour ne pas tout perdre et préserver quelque chose du passé.

CE QUE J'EN AI PENSE

Pendant tout le roman, j'étais tendue. J'étais persuadée que cela allait mal se terminer. J'envisageais des retournements de situation dramatiques. Il n'en a rien été. Ce roman reste aussi plat du début à la fin. Du Japon, on en découvre peu. Il ne s'agit certainement pas de littérature de voyage. Pourtant, cela aurait peut-être pu sauver l'intrigue. Pour qu'il neige est vendu comme un roman développant la relation mère-fille. Mais en réalité, les interactions entre mère et fille sont peu détaillées, les émotions entre elles peu développées. La narratrice raconte des faits et a tendance à digresser sur des conversations qu'elle aurait eu. Le tout est raconté de façon très neutre. Cela manque de sentiment et d'intimité. Cela manque de but aussi. Pour qu'il neige échoue à nous toucher. Il m'a semblé fade et oubliable. Dommage car le résumé était prometteur. 


SUMMARY

A mother and daughter travel from abroad to meet in Tokyo: they walk along the canals through the autumn evenings, escape the typhoon rains, share meals in small cafes and restaurants, and visit galleries to see some of the city's most radical modern art. All the while, they talk: about the weather, horoscopes, clothes, and objects, about family, distance, and memory. But uncertainties abound. Who is really speaking here - is it only the daughter? And what is the real reason behind this elliptical, perhaps even spectral journey? At once a careful reckoning and an elegy, Cold Enough for Snow questions whether any of us speak a common language, which dimensions can contain love, and what claim we have to truly know another's inner world.

MY THOUGHTS

Throughout the novel, I was tense. I was convinced it was going to end badly. I envisaged several dramatic turn of events. Nothing of the sort happened. The novel is flat from beginning to end. We discover very little about Japan. This is certainly not travel literature. Yet this could perhaps have saved the plot. Cold Enough For Snow is sold as a novel developing the mother-daughter relationship. But in reality, the interactions between mother and daughter are not very detailed, and the emotions between them are not very well developed. The narrator recounts facts and tends to digress into conversations she may have had. The whole story is told in a very neutral way. It lacks feeling and intimacy. It also lacks purpose. So it fails to touch us. I found it bland and forgettable. It's a shame, because the summary was promising.

10/03/2025

Ceux qu'on aime / Those Who Are Loved - Victoria Hislop


RESUME

Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l’occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s’engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l’île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté, consciente qu’il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir…

CE QUE J'EN AI PENSE

Ceux qu'on aime nous raconte l'histoire de Themis et de sa famille et à travers eux, l'histoire de la Grèce des prémices de la Seconde Guerre Mondiale à nos jours. Fresque familiale, ce roman utilise les antagonismes au sein d'une fratrie pour illustrer les divisions nées au cœur du peuple grec et qui ont déchiré le pays durant la seconde moitié du XXème siècle. Je ne connaissais pas du tout l'histoire récente de la Grèce et j'ai trouvé ce récit aussi passionnant qu'effroyable. En effet, les événements qu'il raconte sont terribles. Je ne m'expliquerai jamais la cruauté dont peut faire montre l'être humain quand il s'agit d'imposer ses idéaux. Comment un peuple qui a pourtant déjà grandement souffert de l'occupation allemande et de la famine peut-il s'entre-déchirer entre communisme et royalisme ? Vaste question sans réponse. Néanmoins, j'ai admiré tout le travail de recherche mené par Victoria Hislop pour nous retranscrire les événements et sa capacité à créer une fiction historique qui sonne juste et qui reste neutre. Les personnages sont criants d'humanité et d'authenticité. Il s'agit d'une histoire puissante qui ne laisse pas insensible et son historicité la rend d'autant plus intéressante. L'écriture est fluide et c'est un roman que l'on a du mal à lâcher avant la fin. En résumé, un livre extrêmement bien réussi aux couleurs vraies qui nous dévoile un pan sombre de l'Histoire. 


SUMMARY

Athens 1941. After decades of political uncertainty, Greece is polarised between Right- and Left-wing views when the Germans invade.
Fifteen-year-old Themis comes from a family divided by these political differences. The Nazi occupation deepens the fault-lines between those she loves just as it reduces Greece to destitution. She watches friends die in the ensuing famine and is moved to commit acts of resistance.
In the civil war that follows the end of the occupation, Themis joins the Communist army, where she experiences the extremes of love and hatred and the paradoxes presented by a war in which Greek fights Greek.
Eventually imprisoned on the infamous islands of exile, Makronisos and then Trikeri, Themis encounters another prisoner whose life will entwine with her own in ways neither can foresee. And finds she must weigh her principles against her desire to escape and live.
As she looks back on her life, Themis realises how tightly the personal and political can become entangled. While some wounds heal, others deepen.

MY THOUGHTS

Those Who Are Loved tells the story of Themis and her family, and through them, the history of Greece, from the beginnings of the Second World War to the present day. A family fresco, this novel uses the antagonisms in between siblings to illustrate the divisions born at the heart of the Greek people and which tore the country apart in the second half of the twentieth century. I was completely unfamiliar with Greece's recent history and found this story as fascinating as it was horrifying. Indeed, the events it recounts are terrible. I will never be able to explain to myself the cruelty that human beings can show when it comes to imposing their ideals. How can people who have already suffered so much from German occupation and famine tear each other apart over communism and royalism? It's a big question and one that's impossible to answer. Nevertheless, I admired Victoria Hislop's research into the events and her ability to create historical fiction that rings true and remains neutral. The characters are truly human and feel authentic. It's a powerful story that leaves no one indifferent, and its historicity makes it all the more interesting. The writing is fluid and it's a novel that's hard to put down until the end. All in all, an extremely well written book that reveals a dark part of history. 

03/03/2025

Demain et demain et demain / Tomorrow and tomorrow and tomorrow - Gabrielle Zevin


RESUME

Par un froid après-midi de décembre, Sam repère Sadie sur le quai du métro parmi la foule. Ils ne se sont pas vus depuis des années, mais jamais ils n’ont oublié leur première rencontre, à l’hôpital. Sam se remettait d’un accident, Sadie venait voir sa sœur malade, et ces deux enfants passionnés de jeux vidéo se sont mis à refaire le monde.
À présent étudiants, c’est un univers virtuel que les deux amis vont inventer et qui va les propulser au sommet : leur première création, Ichigo, est un blockbuster. Du jour au lendemain, ils deviennent des stars. Ils n’ont pas encore vingt-cinq ans et ils sont brillants, riches et célèbres. Mais le succès n’empêchera pas le piège de l’ambition et de la jalousie de se refermer sur eux...

CE QUE J'EN AI PENSE

Je n'avais pas particulièrement d'attente pour ce livre et j'ai été bluffée. C'est le genre de roman qui nous reste en tête longtemps après qu'on l'a terminé. Tout d'abord, la construction du récit est étonnante. La chronologie est déstructurée, chaque chapitre semble avoir son identité propre. Un peu comme s'il s'agissait d'un jeu à multiples niveaux interconnectés. Car Demain, demain et demain c'est aussi une histoire de jeu vidéo mais j'ai plutôt envie d'utiliser le mot création. En effet, c'est cela qui m'a marquée et beaucoup plu : le fait que ce roman aborde le processus de création. J'ai trouvé cela tout à fait fascinant d'autant que le roman est parsemé d'idées aussi géniales les unes que les autres. Mais surtout ce qui touche en plein cœur, ce sont les personnages et leur humanité. Gabrielle Zevin tisse au fil de l'histoire le réseau de leurs relations car finalement, les deux grands thèmes de ce livre sont l'amitié et l'amour. Sam et Sadie sont imparfaits et profondément touchants. Il est facile de s'identifier à eux. Par ailleurs, j'ai trouvé que leurs personnages étaient magnifiquement complémentés et équilibrés par le personnage de Marx. L'écriture de Gabrielle Zevin recèle une puissance et une vérité acérées. C'est beau et bouleversant. Un roman brillant. 



SUMMARY

On a bitter-cold day, in the December of his junior year at Harvard, Sam Masur exits a subway car and sees, amid the hordes of people waiting on the platform, Sadie Green. He calls her name. For a moment, she pretends she hasn't heard him, but then, she turns, and a game begins: a legendary collaboration that will launch them to stardom. These friends, intimates since childhood, borrow money, beg favors, and, before even graduating college, they have created their first blockbuster, Ichigo. Overnight, the world is theirs. Not even twenty-five years old, Sam and Sadie are brilliant, successful, and rich, but these qualities won't protect them from their own creative ambitions or the betrayals of their hearts.

MY THOUGHTS

I didn't have any expectation for this book and I was blown away. It's the kind of novel that stays with you long after you've finished it. First of all, the construction of the story is surprising. The chronology is unstructured, and each chapter seems to have its own identity. It's a bit like playing a game with multiple interconnected levels. It's quite interesting because Tomorrow, tomorrow and tomorrow is also a story about video games, but I'd rather talk more generally about creation. In fact, that's what struck me and what I really liked: the fact that this novel deals with the creative process. I found this utterly fascinating, especially as the novel is full of brilliant ideas. But above all, what really touches you are the characters and their humanity. As the story unfolds, Gabrielle Zevin weaves together the web of their relationships, because in the end, the two great themes of this book are friendship and love. Sam and Sadie are flawed and deeply touching. It's easy to identify with them. I also found their characters beautifully complemented and balanced by the character of Marx. Gabrielle Zevin's writing is powerful and true. It is beautiful and moving.  A brilliant novel. 

24/02/2025

Intermezzo - Sally Rooney


RESUME

Ivan et Peter, deux frères que les années ont éloignés, se retrouvent à la mort de leur père. Ivan, vingt-deux ans, est un brillant joueur d'échecs, ultrasensible et solitaire. Peter, juriste renommé de Dublin, est un trentenaire aux multiples conquêtes. Tous deux vivent des amours périlleuses pendant ce moment délicat du deuil, intermède de vie où la fragilité n'exclut pas l'aventure. 

CE QUE J'EN AI PENSE

Sally Rooney a encore frappé. Avec Intermezzo, elle nous offre un livre d'une justesse redoutable. Comme toujours, l'écrivaine nous parle de relations. Relations amoureuses, relations fraternelles, relations conflictuelles. L'autrice nous plonge dans la psyché de Peter et d'Ivan, deux frères que tout semble opposer. Peter, la trentaine, riche avocat, au large cercle social. Ivan, vingt-deux ans, joueur d'échecs, maladroit dans ses rapports avec les autres. Et pourtant, alors qu'ils affrontent tous les deux le deuil de leur père, nous découvrons ce qui les rapproche : le besoin d'être aimé. Un besoin humain primordial. Les relations amoureuses des deux frères sont complexes, tumultueuses et révèlent chez eux leurs failles, leur vulnérabilité, leur sensibilité. Intermezzo est un roman d'une finesse psychologique rare, dans la continuité des autres œuvres de Sally Rooney. Il m'a semblé que l'écriture ici était encore plus aboutie. Il y a ce rythme lent, cette façon de raconter comme si l'on vivait les événements avec cette tendance qu'à notre œil à relever des détails insignifiants mais aussi à s'attarder sur la beauté et la poésie du monde qui nous entoure. Cette façon de raconter la pensée aussi, à la fois fluide et fragmentée. C'est ainsi que les mots de Sally Rooney trouvent un écho en nous et résonnent au plus profond de notre être. C'est à la fois doux et puissant. Comme une vague qui nous berce et nous emporte.

 


SUMMARY

Aside from the fact that they are brothers, Peter and Ivan Koubek seem to have little in common.
Peter is a Dublin lawyer in his thirties—successful, competent, and apparently unassailable. But in the wake of their father’s death, he’s medicating himself to sleep and struggling to manage his relationships with two very different women—his enduring first love, Sylvia, and Naomi, a college student for whom life is one long joke.
Ivan is a twenty-two-year-old competitive chess player. He has always seen himself as socially awkward, a loner, the antithesis of his glib elder brother. Now, in the early weeks of his bereavement, Ivan meets Margaret, an older woman emerging from her own turbulent past, and their lives become rapidly and intensely intertwined.
For two grieving brothers and the people they love, this is a new interlude—a period of desire, despair, and possibility; a chance to find out how much one life might hold inside itself without breaking.

MY THOUGHTS

Sally Rooney has done it again. With Intermezzo, she has given us a book that feels formidably true. As always, the author talks about relationships. Love relationships, sibling relationships, conflictual relationships. The author plunges us into the psyche of Peter and Ivan, two brothers whom everything seems to oppose. Peter, in his thirties, is a wealthy lawyer with a wide social circle. Ivan, twenty-two, a chess player, awkward in his relationships with others. And yet, as they both deal with the loss of their father, we discover what brings them together: the need to be loved. A primordial human need. The brothers' romantic relationships are complex and tumultuous, revealing their flaws, their vulnerability and their sensitivity. Intermezzo is a novel of rare psychological finesse, in keeping with Sally Rooney's other works. I felt that the writing here was even more accomplished. There's this slow rhythm, this way of recounting events as if we were living them, with our eye's tendency to pick out insignificant details but also to linger on the beauty and poetry of the world around us. It's also a way of recounting thought that's both fluid and fragmented. It's in this way that Sally Rooney's words resonate with us to the very depths of our being. It's both gentle and powerful. Like a wave that rocks us and carries us away.